L'opposition entre les deux approches structure beaucoup de débats et repose sur un malentendu : elles ne développent pas les mêmes compétences et se complètent bien plus qu'elles ne s'excluent.
L'accès à un répertoire écrit immense, la capacité à jouer avec d'autres à partir d'une partition, et une compréhension de la structure harmonique. Elle devient indispensable en musique classique, en orchestre et dans le travail de studio.
La capacité à reproduire, à improviser, à jouer dans un groupe sans partition, et une mémoire musicale souvent supérieure. Des traditions entières, jazz, musiques traditionnelles, se transmettent ainsi, et nombre de musiciens accomplis ne lisent pas.
Commencer par l'instrument et le plaisir de jouer, introduire la lecture progressivement et en lien avec ce que l'on joue déjà, donne de meilleurs résultats que deux années de solfège préalable sans instrument, formule qui a découragé des générations d'élèves. Les écoles de musique ont d'ailleurs largement fait évoluer leurs cursus dans ce sens.